The Yokoblog : Les chinoiseries d'une scientific, girly, working mother...

Les petits tout et les petits riens de Yoko...

23 octobre 2016

Bridget Jones' s baby : the diary

Il y avait eu la suite, avec une Bridget prématurément vieillie (quinqua !!!), maman et tombeuse de jeunes hommes, plutôt réussie. Et puis il y a depuis peu le nouveau livre d'Helen Fielding, celui qui correspond au scénario de film qui vient de sortir, celui qui revient en arrière et au premier enfant de Bridget...

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Il revient bien bien plus aux origines de ce qui a fait de la série de livres un succès : les pérégrinations, hésitations et incohérences de Bridget au milieu du rigide Mark (Darcy) et de l'obsédé Daniel (Cleaver).

Alors que Bridget semble s'être éloignée des frasques amoureuses de sa jeunesse pour se consacrer pleinement à sa carrière, alors que son horloge biologique s'affole un peu en voyant ses amies devenir mère et face à la pression (discrète on l'imagine bien) de sa propre mère, un baptème, une soirée trop arrosée et hop, voilà Bridget enceinte et sans fiancé officiel... Qui tiendra donc le rôle du père ? Qui souhaite assumer la paternité de ce bébé surprise ? Bridget devra-t-elle se résoudre à vivre sa grossesse et la naissance seule ? On sait qu'elle finit avec Mark (à cause du livre suivant qui est en fait le précédent - vous suivez ?). Oui, mais comment ?

Sans gâcher le suspense, Mark et Daniel reviennent en scène pour un livre hilarant, toute à fait dans l'essence des autres, avec une Bridget touchante de naïveté et toujours aussi gaffeuse... Je l'ai dévoré en 1 jour (et un trajet Thalys + un trajet RER) et me dis qu'il est temps d'aller le voir en film (même si ce n'est plus Daniel le concurrent de Mark, sniff !).

Une très très bonne surprise donc, que ce roman chick litt' que je lisais juste par acquis de conscience, parce que bon, je n'allais quand même pas me priver de Bridget, hein, et qui a su me toucher tout autant que les précédents !

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15 octobre 2016

Là où elle repose...

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Cette année encore, pour la cinquième fois consécutive, je participe aux matchs de la rentrée littéraire organisés par Price Minister Rakuten. (Vous pouvez retrouver les matchs précédents ici, , et ...).

Cette année, j'ai reçu Là où elle repose de Kimberley McCreight. Un livre américain lu en Français, une fois n'est pas coutume ! Quelques jours ont suffi pour avaler sans indigestion ses 400 pages.

Au dos, le synopsis est alléchant : 

À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d’un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l’université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l’identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un bébé et ne s’est jamais vraiment remise de cette épreuve… Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables.

Kimberly McCreight assemble minutieusement les pièces d’un puzzle obscur pour construire un thriller aussi captivant qu’émouvant. Après Amelia, elle confirme ici sa place parmi les meilleurs auteurs du genre.

Lorsque nous ouvrons le livre, nous découvrons une succession de courts chapitres qui nous permettent de nous glisser dans la peau de différents personnages féminins qui ne semblent pas forcément avoir de liens entre eux même si on se doute bien qu'ils vont se rapprocher ou du moins se croiser avec le dénouement de l'histoire pour expliquer ce qui s'est passé et a donc conduit à la découverte macabre d'un corps de bébé dans un ruisseau isolé du bois de l'université. 

Molly, Barbara, Jenna, Sandy... autant de femmes plus ou moins jeunes, plus ou moins paumées, plus ou moins attachantes, mais toutes aussi déterminées et abimées par la vie et//ou les hommes, personnages qui se croisent, se recroisent et nous livrent une partie de leur passé pour expliquer, petit à petit, les faits. Le livre est construit comme un roman policier : on découvre le corps, et on cherche à résoudre l'énigme en se glissant dans la peau de Molly, la journaliste qui veut le fin mot de l'histoire. Les autres protagonistes partagent leur histoire pour nous laisser des indices comme le petit poucet qui sème ses cailloux blancs. Nous allons donc plus vite que Molly dans la résolution de l'énigme, car elle n'a accès qu'à un seul pan de l'histoire alors que nous avons accès à d'autres facettes.

Si quelques fausses pistes sont évoquées au fil des pages, il n'y a pas vraiment de rebondissements ni de suspens. On glisse doucement mais inexorablement vers la vérité. Des flashbacks, des séances de psy ou des extraits de journal intime cherchent à nous donner des éléments tangibles. Sont-ils là pour mieux nous embrouiller se demande-t-on ? Pas tant que ça au final constate-t-on.

Je n'ai pas lu Amélia, le premier roman de Kimberley McCreight. Peut-être est-ce dommage car visiblement, il est meilleur que Là où elle repose, qui même s'il s'agit d'un livre plaisant, à la fois très américain et très féminin, à la lecture facile et agréable, idéal pour passer le temps, ne restera malheureusement sans doute pas dans les annales...

 

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20 juin 2016

Réjouissances de printemps #14

Un week-end animé, placé sous le signe de notre visite au salon du livre Saint Maur en Poche et de la fête des pères fêtée en famille, avec un grand repas à la maison... Peu de photos mais ces dernières réjouissances de printemps 2016 resteront dans les annales !

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09 juin 2016

Une journée chez Harry Potter

Pour les 10 ans de mon fiston, je lui ai offert une journée avec son sorcier préféré: un aller-retour à Londres pour aller aux Studios Harry Potter de Warner Bros...

Détails d'une journée bien remplie mais qui l'a comblé, ce qui était évidemment le but.

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Certes, nous nous sommes levés tôt puisque nous sommes partis par le train de 7H37 Gare du Nord pour arriver à King's Cross Saint Pancras un peu après 9H, ce qui nous a laissé largement le temps pour admirer ce beau bâtiment de briques qu'est la gare (que l'on peut repérer dans certains des films de Harry Potter pour rester dans le thème de la journée) et aller en prime faire quelques photos à la gare d'à côté (il faut traverser la rue) qui a un petit magasin de souvenirs Harry Potter mais surtout un charriot dans le mur de la "platform 9 3/4"...

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Ensuite, une marche d'1/4 d'heure nous a conduits à la gare de Euston. Le trajet passe devant la British Library et comme il faisait beau, c'était très agréable. A Euston, on a pris un train semi-direct qui nous a permis de gagner Watford Junction en moins de 30 minutes. On aperçoit le Wembley Stadium en cours de route. Le billet aller-retour en heures creuses (après 9H et avant 16H45) ne coûte qu'une dizaine de livres, moitié pour les enfants, beaucoup moins que le trajet en bus depuis Londres vendu avec certains billets d'entrée (c'est aussi beaucoup plus rapide). A Watford Junction, on ne peut pas se tromper, un bus à impériale aux couleurs d'Harry Potter embarque des dizaines de touristes surexcités... Cela coûte 2.5 livres pour l'aller retour. Nous avons réussi à nous glisser au premier rang de l'impériale et le trajet de quelques kilomètres dans cette ville de banlieue a ressemblé à une course en Magicobus (les branches des arbres du bord de la route passent très près !). 10 minutes après, nous étions enfin devant les studios. Sans nous presser, il nous a fallu 1H30 depuis notre descente du train à Londres pour faire tout ça.

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Les studios sont dans de grands hangars et il faut récupérer les tickets réservés à l'avance via le site des studios aux distributeurs de l'entrée ou au guichet. On peut manger dehors près du parking sur des tables de pique-nique ou dedans, dans un petit café qui propose des sandwichs succints. C'est ce que nous avons fait car nous étions largement en avance pour notre heure d'entrée, prévue entre 11H30 et 12H00. Nous ne voulions pas forcément nous arrêter dans notre visite (il y a un petit restaurant / café dans les studios). Nous avons laissé nos sacs au vestiaire, avons récupéré l'audioguide très utile pour les personnes ne comprenant pas l'Anglais (il n'y a aucune traduction nulle part pour les non anglophones - j'avais donc pris un package "entrée / audioguide / livre souvenir" pour mon fils et une entrée simple pour moi) et avons fait la queue derrière tout un tas d'écoliers anglais en uniforme pour commencer la visite. Dans la queue pour patienter, nous avons pu admirer les portraits des acteurs, l'une des Ford Anglia qui a servi de voiture volante et longé le plus petit décor du tournage : le placard sous l'escalier...

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Ensuite, je ne vais pas vous montrer trop de choses, mais on se promène au milieu des décors, on découvre des petits détails, des perspectives nouvelles, des trucs et astuces sur certains plans. On en apprend plus sur les effets spéciaux, comment les scènes de quidditch ont été tournées, comment les décors du film ont été choisis, etc.

On passe de décor en décor, en lisant les écriteaux ou en écoutant l'audioguide.

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Autant vous prévenir, dans la salle principale des décors, le passage interactif sur le balais volant coûte cher. C'est amusant sur le coup, les gamins sont ravis d'endosser la cape de sorcier et de se faire filmer "en situation" devant un fond vert. Mais c'est difficile ensuite de refuser d'acheter la vidéo... Et elle est aussi chère que le prix d'entrée pour 30 secondes de film !

On découvre donc les décors intérieurs, la salle du poudlard express et on arrive dans la zone des décors extérieurs. Là, impossible de ne pas tester la bière au beurre. C'est joli mais en fait un peu beurk beurk (du jus de pomme gazeux et peu goûteux recouvert d'une mousse de crème fouettée sucrée). Un verre pour tout le monde devrait suffire !

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Les décors extérieurs sont sympas, surtout s'il ne pleut pas et ça permet de retrouver une lumière un peu plus agréable que l'ambiance très sombre des décors intérieurs. Bref, on respire un peu d'air frais !

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Ensuite, il y a les créatures magiques, les masques, les maquettes. Celle de Poudlard est absolument géniale et il faut y passer du temps. On termine par Diagon Alley et le magazin de baguettes, qui est je crois mon décor préféré !

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Durant la visite, les enfants complètent leur passeport Harry Potter, grâce aux presses qui font de beaux sceaux en relief. Il y a des questions dans le booklet qui est en Anglais. On le récupère au début de la visite.

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Quand on est sorti des studios, il était 15H45. Nous n'avons pas fait d'autre pause que la bière au beurre de mi-parcours mais nous avons tout vu et participé à toutes les activités disponibles (il y en a peu, ce n'est pas un parc d'attraction mais bien des studios de cinéma, il faut y aller en connaissance de cause). Nous avons eu l'impression de bien en profiter et de prendre notre temps.

Mon fiston était vraiment ravi. Moi aussi, j'ai apprécié, surtout d'avoir découvert l'envers du décor. Nous avons désormais tous les deux envie de revoir tous les films pour y repérer ce que nous avons appris et vu...

Nous avons fait le chemin inverse pour Euston où nous étions à 16H55. Il nous restait plein de temps avant notre train de retour (qui était prévu pour un départ à 20H) et nous avons flâné en admirant les vues "so londoniennes" qui s'offraient à nous. Nous avons fait un petit tour au British Museum aussi pour admirer la canopée. Et terminé par un fish and chips dans un pub "Family friendly" près de la gare, le Water Rats que je vous conseille (déjà parce que c'est un des rares du coin qui permet aux enfants d'entrer, parce que la déco intérieure est design, parce que c'est très près de la gare et que cela permet d'attendre le train tranquillement, parce que c'est un endroit où les concerts semblent sympatiques et aussi parce que le fish and chips était délicieux !).

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Enfin, nous avons repris la direction de la France et sommes rentrés (tardivement, puisque nous avons choisi le jour où il y a eu des intempéries dans le Nord pour notre périple) à la maison, très contents de notre journée.

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Je crois que c'est un cadeau d'anniversaire dont mon fils se souviendra.

10 ans, c'est important !

PS : si vous voulez d'autres détails pour organiser cette visite dans la journée, n'hésitez pas à me le demander !

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02 avril 2016

Les livres de Julian Fellowes

Quand on aime... on ne compte pas. Et comme j'ai découvert et adoré la série Downton Abbey, je me suis dit que lire les livres de Julian Fellowes (le scénariste de la série) sur la haute société anglaise ne pourrait que faire durer un peu plus le plaisir pris à savourer la série.

In English of course.

Et j'ai donc lu en quelques semaines Past Imperfect et Snobs. Les deux romans se passent dans l'Angleterre contemporaine (fin XXème siècle et non au début du XXème siècle comme dans la série) et donc, la Upper Class anglaise qui lutte pour garder quelques unes de ses traditions dans ce monde qui n'est plus fait pour elle.

J'ai bien aimé, ça a prolongé l'ambiance "Downton" dans laquelle je vivais depuis quelques semaines.

So posh, so full of understatements. Un bonheur pour les amateurs de la langue anglaise. Avec beaucoup de thé à la clé.

Je me suis retrouvée à Londres, ou encore dans la campagne anglaise, dans mes souvenirs...

alors que j'étais dans le RER bondé à cause des grèves. L'art de s'évader dans un autre monde.

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13 novembre 2015

La logique de l'amanite !

La logique de l’Amanite de Catherine Dousteyssier-Khoze

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Lorsque j’ai choisi ce titre pour la rentrée litéraire de Rakuten Prime Minister, j’ai été attirée par le fait que c’était un premier roman et par la quatrième de couverture qui laissait penser que c’était un polar  avec  énigme, le tout se passant au fin fond de la Corrèze, une région que je connais bien.

"Nikonor, érudit snob et acariâtre, vit retranché dans son château, en Corrèze. Il se passionne pour la mycologie (surtout cèpes et amanites) et la littérature.
Au fil des pages, on va découvrir les confidences étranges qu’il nous livre sur sa famille.
Pourquoi voue-t-il une telle haine à sa sœur jumelle Anastasie? Et qu’est-il advenu de ses proches?"

Et puis j’ai lu. Et j’ai été déroutée. Ce roman n’est pas ce qui est promis par le titre et la quatrième de couverture. Toute l’intrigue y est sous entendue et racontée avec forces ellipses via les confidences d’un vieillard introverti qui raconte des morceaux choisis de sa vie et fait le point dans son journal. Il est retranché dans sa grande maison de famille perdue au fond des bois corréziens et il attend. Ce qu’il attend est assez vague et est une question digne du Désert des Tartares… Viendra ? Viendra pas ?

Tout, dans ces écrits de Nikonor, le vieillard, est embrouillé, décousu et parsemé de « facts » sur les champignons et leur récolte. Les références littéraires, les citations en Anglais dans le texte, se veulent instructives. C’est parfois « too much »  et il faut parler Anglais pour en saisir toutes les nuances !

C’est un huis clos très anglais, tout en finesse et en retenue. Un roman noir non dépourvu d’humour (anglais, noir ? Surtout second degré je crois !).

Et la fin, la fin… qui fait que l’on se demande s’il ne faudra pas tout reprendre à zéro pour mieux comprendre.

Un livre qui se lit vite et bien mais qui m’a laissé un goût bizarre dans la bouche (et pourtant je n’ai pas mangé de champignons). Il tourne encore en boucle dans ma tête plusieurs semaines après l’avoir fini : ai-je bien compris ? Oui, non… Non, oui !

Je ne peux pas dire que j’ai adoré ce livre. Je l’ai bien aimé. Nuance importante. Understatement très british.

Et puis surtout, si vous le lisez, dites-moi ce que vous avez compris, vous, de la fin. Cela permettra peut-être que j’arrête de me poser la question et que je passe à autre chose !

Un grand merci à Rakuten Prime Minister de m’avoir permis de le découvrir !

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27 octobre 2015

Lecteurs

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23 octobre 2015

Swap Cluedo d'Halloween

Comme l'an dernier, il fallait écrire une énigme à résoudre grâce au contenu du colis du swap. Cette année, l'énigme est moins alambiquée et sans doute plus simple à résoudre...

Vous voulez essayer ?

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Swap Cluedo par Yoko©

Ouvrir le paquet numéro 1 pour se mettre dans l’ambiance ! 

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Quand Melle Rose, Mme Leblanc, Mme le professeur Violet, la veuve du Colonel Moutarde, et Mme Pervenche reçurent une invitation pour le goûter Créathé très prisé de Mme Lenoir, elles furent, chacune de leur côté, très surprises car elles ne s’attendaient pas à ce que Mme Lenoir s’intéresse à elles en particulier. C’était en effet de petites créatrices, utilisant leur temps libre pour réaliser de petits bijoux fantaisie d’inspiration japonaise en utilisant des techniques ancestrales comme le kumihimo, l’origami ou le kirigami, bijoux qu’elles vendaient sur Etsy. Cela leur permettait tout juste de racheter leurs fournitures sans perte. Les participantes à ces goûters Créathé étaient en général des célébrités et on était plutôt habitué à y retrouver Adeline Klam ou Fifi Mandirac… Le rendez-vous était fixé à 16H30 le vendredi d’Halloween et il était demandé d’emporter son matériel avec soi. Flattées d’avoir été choisies, pas une ne déclina l’invitation.

A l’arrivée, thé parfumé, biscuits appétissants, musique d’ambiance les attendaient. Olive,  la fille de Mme Lenoir était aussi là et aidait la maîtresse de maison à mettre ses convives à l’aise. La table du salon en bois ancien avait été protégée. Chacune, Olive y compris, s’assit à la place qui était indiquée par de jolies étiquettes. Mme Lenoir baissa la musique, remercia chacune personnellement et commença a expliquer pourquoi ce goûter Créathé était un peu spécial : « Mesdames, mesdemoiselles, vous vous demandez certainement pourquoi je vous ai invitées, vous, aujourd’hui, alors que jusqu’à présent, mes goûters étaient plutôt réservés à des créatrices de renom que vous n’êtes pas encore. Sachez que j’ai visité vos petites boutiques Etsy et que j’y ai vu de très belles choses, vous avez du talent ! L’une d’entre vous, cependant, est une voleuse : j’ai retrouvé dans sa boutique la copie exacte d’une de mes créations, dont l’idée originale et brevetée avait été vendue à un grand bijoutier qui voulait la reproduire en or et diamant et qui a bien entendu annulé le contrat quand il a su que des copies circulaient déjà. J’ai perdu beaucoup d’argent dans cette histoire. Quand la voleuse s’est aperçu que l’objet copié suscitait l’attention, elle l’a retiré rapidement de la boutique dont je n’avais malheureusement pas retenu le nom. Cependant, vos cinq boutiques étaient encore en mémoire dans l’historique de ma navigation, je sais donc que c’est l’une d’entre vous qui m’a spoliée. Je vous ai donc rassemblées aujourd’hui pour faire toute la lumière sur cette affaire. Je vais vous demander de réaliser un bijou. En vous observant créer, en étudiant votre comportement, je pense que j’arriverai à découvrir laquelle d’entre vous a volé mon idée. Je la livrerai ensuite à la police pour qu’elle réponde de son plagiat et me verse des dommages et intérêts».

Les convives se taisaient, abasourdies de comprendre comment et pourquoi elles avaient été choisies pour ce Créathé. Certaines sirotaient leur thé, d’autres ordonnaient soigneusement leurs affaires sur la table, toutes cherchaient à se donner une contenance. Le petit goûter sympathique tournait au cauchemar. Les pensées allaient bon train. La tension était palpable ! La coupable se demandait ce qui risquait de la trahir, les autres angoissaient à l’idée de se transformer en faux coupable et de se retrouver par erreur accusée de ce plagiat et interrogée par la police.

 « Vous allez donc avoir trente minutes pour réaliser une parure d’Halloween avec le matériel que vous avez apporté. Ce ne sera pas très long, mais devrait suffire. Olive restera avec vous, je vous observerai à distance.» Chacune avait devant elle son matériel : pinces, breloques, fils, papier, colle, verni. Ce qui était intéressant c’est que la personnalité de chacune était clairement perceptible rien qu’en détaillant ce qui s’étalait devant elle. On remarquait que Melle Rose aimait les fleurs, tout ou presque de sont matériel était fleuri ! Mme Pervenche, elle, avait surtout des tons bleus et devait apprécier cette couleur. Même sa pince coupante était assortie ! Mme Violet, le professeur, avait une règle, des craies et du papier millimétré dans son matériel qui traduisait son métier principal. Mme Moutarde voyait la vie plutôt en noir après son veuvage. Les affaires de Mme Leblanc étaient déclinées en couleurs très pâles, proches du blanc.  Même Olive avait devant elle des motifs provençaux dont certains jaunes avec des olives vertes dessinés dessus ! Mme Lenoir posa au centre de la table, visible de toutes, un gros compte à rebours fixé à 30 et, sans plus attendre, appuya sur le bouton marquant le début du décompte. Les six femmes se mirent au travail : certaines commencèrent à dessiner ce qui leur venait à l’esprit, d’autres étaient visiblement en panique et cherchaient l’inspiration, d’autres enfin attaquèrent directement leur création, les mains tremblantes et moites… Mme Lenoir quitta alors le salon en les laissant seules avec Olive.

Les créatrices jetaient des coups d’œil au grand miroir au-dessus de la cheminée et à la caméra de surveillance qui clignotait en rouge, près de la fenêtre, convaincues que c’était par là que Mme Lenoir les observait sans être vue. Très vite, Mme Leblanc dût s’absenter et aller aux toilettes, elle avait bu trop de thé ! Melle Rose la suivit, elle voulait observer de plus près la pièce qui devait se trouver derrière le miroir. Les deux femmes revinrent et le travail continua en silence. Mme Violet, par un geste trop brusque de ses mains qui tremblaient, renversa sa tasse de thé sur la table et demanda la direction de la cuisine pour aller y chercher une éponge pour réparer ses dégâts. Olive lui indiqua le chemin et alla par la même occasion chercher une paire de ciseaux qu’elle avait dans sa chambre et dont elle avait besoin. Le temps passait, les bijoux étaient presque finis, les femmes se jetaient des regards furtifs, la tension montait. Soudain, Mme Pervenche se leva brusquement et quitta la pièce en claquant la porte comme pour se désolidariser de cette ambiance trop lourde et respirer un peu. Mme Moutarde, qui avait fini sa parure, prit un cookie et partit essayer de la réconforter. Toutes deux revinrent, Mme Pervenche semblant calmée. Les trente minutes étaient écoulées. Le compte à rebours sonna, une sonnerie stridente qui vrillait les tympans. Une sonnerie que personne n’arrêta et que toutes supportèrent jusqu’à ce que la minute se termine et mette fin à leur supplice. Personne n’osait plus se lever. Tout le monde se regardait, s’observait, se jugeait. Après ce qui sembla une éternité, Olive se leva enfin en disant, « je vais chercher ma mère, je ne comprends pas ce qu’elle fabrique». Peu après, on entendit un grand cri. « Mon Dieu, non, Maman ! ».

Toutes accoururent et découvrirent Mme Lenoir, visiblement morte, allongée par terre.

Ouvrir le paquet numéro 2 pour découvrir la pièce où se trouve Mme Lenoir*.

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*Sans le livre sous la main, ce sera un peu compliqué de retrouver la pièce. Un indice de taille

 

Près de Mme Lenoir, on ramassa quelques indices couverts d’empreintes digitales que dans sa précipitation, l’assassin avait laissé échapper. Il fut donc facile à la police d’arrêter la coupable ! Le témoignage des autres convives était accablant et expliqua l’origine de ce crime odieux : la coupable n’avait pas les moyens de répondre de son vol en dédommageant la victime et dans un moment de folie, s’était persuadée que s’en débarrasser réglerait son problème ! Quel égarement !

Ouvrir le paquet numéro 3 pour découvrir qui est l’assassin grâce aux indices récoltés.

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L’arme du crime fut plus difficile à trouver. Elle se fondait complètement avec le décor et ce n’est qu’après l’autopsie que la police put enfin mettre la main dessus, quand on sut exactement comment Mme Lenoir était morte.

Ouvrir le paquet numéro 4 pour découvrir l’arme du crime.

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Alors, cette énigme est-elle résolue ? Est-ce clair ? Dans quelle pièce a été tuée Mme Lenoir ? Par qui ? Comment ?

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 Avez vous besoin que je lève le voile sur la solution ou elle est trop simple ?

 

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20 octobre 2015

Un défi littéraire et la rentrée littéraire

Alors voilà, je me suis lancée début janvier dans un défi lecture avec tout un tas de cases à cocher, cases que j'ai cochées soigneusement les unes après les autres grâce à mes lectures de l'année...

Oui mais voilà, il m'en manque quelques unes pour terminer d'ici fin décembre et je cherche des idées. Pouvez-vous m'aider ?

Il me manque les rubriques :

*un livre dont l'histoire se passe dans ta ville : j'ai pensé à Vernon Subutex de Virginie Despentes (je vais cibler Paris car sinon, ça risque d'être difficile...), d'autres idées ?
*un livre publié l'année de ta naissance (1975) : je pense à Terra Nostra de Carlos Fuentes, d'autres idées ?
*un livre que tu possèdes déjà mais que tu n'as jamais lu : plein d'options dans ma PAL
*un livre que tu étais supposée lire à l'école mais que tu n'as pas lu : difficile, j'ai toujours tout lu ce que je devais ! Une idée d'un livre "d'école ?"
*les mémoires d'un auteur : je sèche ?
*un livre qui a remporté le prix Pullizer : un particulier à me conseiller ?

Je vais aussi lire "La logique de l'Amanite", grâce aux Matchs de la rentrée littéraire Price Minister Rakuten. Je ne pense pas qu'elle me permette de cocher une case de plus mais ce n'est pas grave. Je suis déjà contente d'avoir pu participer, j'ai plein de copines qui n'ont pas été sélectionnées.

Et tant qu'on est dans les lectures, je partage les titres qui m'ont permis de cocher toutes les rubriques suivantes :

*un livre devenu film : Dark Places de Gillian Flynn
*un livre publié cette année : Check Point de Christophe Ruffin
*un livre dont le titre contient un nombre : Dossier 64 de Alder Olsen
*un livre écrit par un auteur de moins de 30 ans : After (1-2-3-4-5) de Anna Todd
*un livre dont l'auteur est une femme : Sur ma peau de Gillian Flynn
*un policier ou un thriller : Dossier 64 par exemple
*un livre dont le tritre ne contient qu'un mot : After par exemple
*un livre dont l'histoire se passe dans un autre pays : Dossier 64 par exemple
*le premier livre d'un auteur à succès : The Eiger sanction de Trevanian
*un livre d'un auteur que tu adores mais que tu n'as pas encore lu : Dossier 64 par exemple
*un livre du bas de ta pile à lire : Globalia de Christophe Ruffin
*un livre dont les critiques sont mauvaises : After d'Anne Todd
*une trilogie : j'ai relu les Fifty Shades of Grey après être allée voir le film (et j'ai relu les 3  )
*un livre dont l"histoire se passe dans le futur : Globalia de Christophe Ruffin
*une bande dessinée : Docteur Monge (1 à 5) de Bardet-Chabert
*un livre d'un auteur que tu n'as jamais lu : Shibumi de Trevanian
*un livre traduit d'une autre langue : Dossier 64
*un livre interdit : Soumission de Michel Houellebecq
*un livre non fictionnel : Ces instants-là de Hebjorg Wassmo
*un livre de plus de 500 pages : Dossier 64 fait visiblement plus de 600 pages
*un livre de ton enfance : Florence fait un diagnostic de Suzanne Pairault
*un livre fini en 1 jour : Florence fait un diagnostic (heureusement, c'est un bibliothèque verte  ) mais je peux rajouter Serment d'automne de Françoise Bourdin
*un livre recommandé par un ami : Silo - Wool de Hugh Howey (recommandé par mon beau-frère)
*un livre dont le titre contient des antonymes : Réparer les vivants de Maylis de Kerangal (je ne sais pas si c'est vraiment acceptable comme "antonymie  ).
*un livre qui se passe dans un lieu que tu as toujours rêvé de visiter : Lézard de Banana Yoshimoto (avec le Japon)
*un livre de nouvelles :  Lézard de Banana Yoshimoto
*un livre dont le titre contient une couleur : Grey de EL James (bon d'accord Grey/gray je tire un peu)
*un livre choisi uniquement pour sa couverture : Et puis Paulette, de Barbara Constantine (elle est belle non ?)
*un livre avec des personnages non humains : Et puis Paulette, de Barbara Constantine (il y a des chats et des ânes un peu savants  ) - ou alors The witch and the vampire king d'Anna Santos (avec des sorcières, des loups-garous, des vampires et des hybrides  ).
*un livre dont l'histoire parle de magie : The witch and the vampire king d'Anna Santos et les Game of Thrones.
*un livre qui t'a fait pleurer : Et puis Paulette, de Barbara Constantine (c'est gentillet mais il y a des moments tristes) / Serment d'automne de Françoise Bourdin (je suis sensible  )
*un livre comique : L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa de Romain Puertolas.
*un livre écrit par un auteur qui a les mêmes initiales que toi : Serment d'automne de Françoise Bourdin
*un livre dont l'histoire repose sur un triangle amoureux : Les visages de Jesse Kellerman
*un livre tiré d'une histoire vraie : Le cas Eduard Einstein de Laurent Seksik
*une histoire d'amour classique :  Rosa Candida d'Audur Ava Olafsdottir
*un livre dont l'histoire se passe au lycée : La face cachée de Margo de John Green
*une pièce de théâtre : Hortense a dit je m'en fous de Georges Feydeau
*un livre publié il y a plus de 100 ans : Hortense a dit je m'en fous de Georges Feydeau
*un livre basé sur une émission de télévision :  A storm of sword de RG Martin
*un livre que tu as commencé mais jamais terminé : L'armoire des Robes Oubliéés de Riikka Pulkkinen
*un livre que ta mère adore : Charlotte de David Foenkinos

*un livre qui te fait peur : Nosfera2 de Joe Hills
*un livre dont l'histoire se passe à Noël :  Nosfera2 de Joe Hills

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09 juillet 2015

Lectures de vacances

Quelques pistes pour celles qui cherchent de nouvelles lectures pour les vacances...

La série Silo de Hugh Howey . Je n'ai lu que le tome 1 (Wool, Silo en Français) qui se passe dans un monde post apocalypse avec une héroïne qui a un petit air de Divergente et j'en suis à la moitié du 2 (Shift) qui explique les origines de l'apocalypse et les premiers temps après. De quoi nourrir les après-midi de farniente pour celles qui aiment la science fiction car c'est un bon pavé qui se lit sans difficulté car il reste assez original pour le genre.

Un polar avec Les Visages de Jesse Kellerman. J'ai beaucoup aimé cette plongée dans le monde de l'art et des artistes contemporains. Il y a de petites réflexions philosophiques sympathiques et une intrigue de fond qui donne envie d'en savoir plus... Il faut tenir les 25 premières pages un peu longuettes avant d'être happée par l'énigme et le besoin de continuer. Pas mal du tout !

Sinon j'ai lu aussi Réparer les vivants de Maylis de Kerangal sur le don d'organes. Triste, poignant, touchant, sonnant juste et qui m'a renforcé dans mon envie, s'il m'arrivait quelque chose, de pouvoir encore servir à réparer quelques autres vies... et de le faire encore et toujours, savoir autour de moi. Au cas où, ça facilite la décision !

Et puis il y a aussi Et puis Paulette de Barbara Constantine, un petit livre sans prétention mais très sympa à la façon d'Ensemble c'est tout ! Ca se lit très vite et ça fait du bien de voir que plusieurs générations peuvent se cotoyer et s'apporter énormément.

Et il y en a sans doute eu d'autres, des livres dont je ne vous ai pas parlés... Les Gillian Flynn pour les polars prenants ou les Jussi Adler Olsen et son dernier Dossier 64. Ca peut aussi vous donner des idées si vous ne les avez pas lus.

Posté par Yokoflo à 22:57 - Cultu-Lectures - Commentaires [1] - Permalien [#]