17 avril 2020

Rouler confiné

4 semaines désormais que nous sommes assignés à résidence, 4 semaines que nous limitons les sorties au minimum et surtout à notre jardinet. 4 semaines qui me rapprochent pourtant de mes objectifs de l’année, l’Ardéchoise et l’Etape du Tour. Hors de question donc de se la couler douce en attendant la quille et de perdre le peu d’entraînement que j’avais réussi à acquérir, lors des sorties dominicales ou des 200 km d’Orléans de « ma vie d’avant ». Ce ne sont pas non plus les recettes de grand’mères remises au goût du jour, pain à la cocotte, cake au citron ou banana bread ainsi que les pâtes stockées pour nourrir mes ados qui m’aideront à grimper le jour J.

Courir en boucle autour du pâté de maisons, bof, déjà, sur les bords de Marne j’ai du mal alors, là, n’en parlons pas ! J’ai bien essayé d’allier sport et jardinage, mais une fois que mes plates-bandes ont été désherbées, je n’ai plus eu qu’à buller dans un transat au soleil. Et donc, niveau sport, on repassera.

Restait alors l’engin du diable, le home trainer de Monsieur, dans son atelier vélo/bricolage. 

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Après avoir laissé passer une semaine puis une autre et ne voyant pas la fin de ce confinement, j’ai fini par lui demander d’installer mon vélo dessus. Pleine de bonne volonté, j’ai téléchargé l’appli qu’il m’a conseillée: Trainer Road et ai choisi de m’entraîner avec quelques intervalles à une estimation de VO2max un peu aléatoire.  Et puis j’ai lancé l’entraînement. Quelle aridité ! Des ordres de tenir bon en Anglais, de pédaler à « 90 to 100 rpm » et un défilement du temps ralenti… alors que je pédale sans entrain vraiment parce qu’il le faut. Cet entraînement de 55 minutes m’a semblé durer plusieurs heures tellement je me suis ennuyée !

 A tel point que deux jours après, je remettais cela mais avec une série Netflix pour me tenir éveillée et me sauver ainsi de quelques heures d’ennui à pédaler. Tout cela n’annonçait cependant rien de très profitable pour mon entraînement malheureusement, la série n’appelant pas vraiment à me dépasser !

Heureusement, le mercredi suivant, j’ai vu passer sur Instagram une sortie virtuelle de Elles Font du Vélo (EFDV) sur Zwift. N’étant pas une pro du home trainer, je ne connaissais pas cette application mais Monsieur lui, avait quelques bases et m’a expliqué que Zwift était un jeu vidéo de vélo. Ah oui ? Et il m’avait caché cela ! Ca promettait au moins d’être plus fun. Et j’avais bien envie de voir ce que ça faisait de rouler « en groupe virtuel ». Rendez-vous a été pris pour 21H le lendemain. Dès 13H, je me suis inscrite sur Zwift, histoire de préparer ma « ride » du soir et être sûre que tout fonctionne avec un test de l’application. Il a fallu installer l’ordinateur et son écran devant le vélo, capter le wifi et le home trainer. Je suis ensuite montée en habits civils et pantoufles sur le vélo pour voir si ça marchait et après avoir validé poids et âge, je me suis lancée sur la route de Watopia, un paysage virtuel qui défile au gré de mon pédalage. Une flèche à droite et hop, on part voir le village italien, une flèche à gauche et à l’intersection, on se dirige vers le désert ou encore on part voir le volcan. Ceux qui me connaissent savent que j’adore les volcans, je n’ai pas pu m’empêcher de me diriger vers lui et voilà donc que la route se met à monter, je sens la résistance du home traine augmenter en même temps et trouve ça plutôt bien fait. Cela me motive à appuyer plus (en pantoufles, je me répète) sur les pédales pour voir ce qu’il y a après, et je grimpe, en même temps que d’autres que je rattrape ou qui me laissent sur place. La route monte plus ou moins fort, il y a parfois un peu de répit, et mon homme, à côté, venu vérifier que son installation fonctionnait s’amuse de me voir appuyer sur les pédales pour monter ce volcan en jean. Je me prends au jeu. La fin à 12% me trouve debout sur le home trainer mais quelle satisfaction de franchir la ligne marquant le sommet, 250 mètres virtuels plus hauts !

Bien décidée à essayer en groupe le soir même, je descends du vélo un peu essoufflée et retourne aussi sec à mes réunions virtuelles (elles aussi). 21H00 approche et après un repas léger, je me mets en tenue plus adéquate et remonte sur le vélo. Après quelques frayeurs liées à mon ordinateur qu’il a fallu installer près du home trainer et qui est vraiment très très lent à l’allumage, j’arrive enfin à rejoindre le groupe et filer dans les rues de Richmond derrière une leadeuse qui essaie de garder ses troupes en peloton. Elle est française et appartient au groupe de Elles Font du Vélo et il y a dans le peloton des femmes de tous pays et même tous continents. Les échanges sont en Français et en Anglais, ils s’affichent à l’écran et donnent du courage. J’essaie de suivre le rythme et c’est nettement plus facile de pédaler dans le peloton que seule. C’est sympa, il faut vraiment gérer sa puissance et être attentive pour rester dans le groupe, si l’on appuie trop, on se retrouve seule devant, si l’on n’avance pas assez, on est rapidement à la traîne et le peloton s’éloigne (car c’est plus dur de le rejoindre). C’est vraiment presque comme rouler en groupe en faisant attention au cycliste de devant qui fait parfois des écarts, il faut rester concentrée, à ceci près qu’en cas d’inattention, il n’y a pas de chute et les conséquences sont moins graves. Nous filons donc pendant une heure à une vitesse virtuelle de 30 km/h avant de nous « séparer ». Les prouesses de chacune sont enregistrées, il faut que je comprenne comment partager les « ride on » (ou pouces bleus qu’on accumule dans son maillot) et comment taper sur le clavier pour discuter alors qu’on pédale mais je suis contente. Je n’avais pas fait d’aussi bonne séance depuis le début du confinement et je suis restée motivée jusqu’au bout, sans m’ennuyer.

Le lendemain, j’y retourne pour une autre séance dans le monde virtuel de Wattopia et je m’inscris à une sortie qui commence dans les 5 minutes. Je choisis de rester avec les femmes. Comme la veille, je boucle les 50 minutes d’entraînement sans souci, en ayant bien pédalé et contente de moi.

Deux jours après, j’y retourne encore. A Londres cette fois-ci et je retrouve les bords de le Tamise rive Nord que je connais bien ainsi que le Tower Bridge que j’ai traversé un certain nombre de fois à vélo déjà, mon aîné bébé dans le siège derrière moi car le pont était sur le chemin de la crèche. A l’époque, il y avait plus de voitures, c’est ce qui est agréable dans ces rides virtuelles, on n’en voit aucune ! Charles, me voyant motivée, réfléchit à une installation adéquate pour l’ordinateur, l’écran, le clavier et surtout le vélo. Il paraît qu’il existe des home trainers qui bougent en fonction du revêtement de la route, vu qu’il y a des planches, des pavés et même du gravel, ça doit être sympa (et peut-être faire moins mal aux fesses qu’une séance classique dont on sort moulue). Mais nous n’en sommes pas (encore) là.

Au bout d’une semaine à ce rythme, j’ai fait 175 km et 1000 mètres de dénivelé positif. Et mon essai gratuit d’une semaine expire. Ne sachant pas combien de temps je vais encore devoir jouer au hamster, je paie pour un mois de plus. 15 euros. Ce n’est pas cher payé pour s’amuser et faire du sport en groupe. Même s’il est virtuel, évidemment, le groupe, c’est quand bien plus fun que l’application aride de Monsieur. Et nous avons peaufiné l’installation informatique : elle s’allume au quart de tour et les graphismes sont encore plus beaux. Avec la porte ouverte, je suis presque dehors. 

Hier soir, j’ai roulé avec l’équipe Zwift hollandaise. Plutôt costaudes, les bataves, surtout sur du plat. Je n’ai pas pu tenir sur la longueur et elles m’ont distancée sur la fin. Pourtant, j’ai été classée 7/20 sur la zone de sprint, je n’ai donc pas à rougir et j’ai tout donné ! 

Je voulais partager mon expérience. Moi qui détestais le home trainer, j’y trouve mon compte. L’aspect communautaire international y est pour quelque chose évidemment, c’est entraînant. Et l’interface graphique façon « jeu vidéo » sympathique. On ne nous vend pas du « réel » mais bien une façon ludique de s’entraîner et moi, c’est visiblement ce qui me convient, bien plus qu’une histoire de puissance et de fractionné. Grimper le volcan de Wattopia, rouler en « VTT » sur la route de la jungle qui monte bien (mais descend aussi) ou tracer tout droit dans le désert, ça me motive. Et en roulant, on débloque des éléments de tenue supplémentaires ou différents, des vélos plus performants, on monte en niveau et on a accès à de nouvelles routes. Ça aussi c’est sympa, ça donne des objectifs supplémentaires et autres que « se maintenir en forme ». Il y a toujours un événement de groupe qui commence dans les 30 minutes et je me suis retrouvée par hasard à faire des intervalles sur le « Paris Roubaix » ou à grimper des collines dans le Yorkshire en faisant la « Royal Pump » route. Je ne pense pas atteindre le graal, le vélo « Tron » ou faire la Road to Sky (l’équivalent de la montée de l’Alpe d’Huez) mais je progresse et je continue de faire un peu de vélo et quelques kilomètres. C’est bien le plus important non ?

Et vous, comment roulez-vous confinés ?

 

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01 septembre 2019

Bonheur d'été #11

Un week-end de retours et de préparatifs. Les enfants sont rentrés et ont découvert leurs chambres rangées et leurs affaires prêtes pour la rentrée. Nous avons essayé de reprendre le rythme, de nous coucher tôt, de ne pas trop paresser au lit. J'ai même pu faire un long tour de vélo le dimanche matin avec un premier rallye organisé par une commune voisine.

Et j'en ai aussi profité pour avancer un grand swap créatif et finaliser celui de la rentrée.

Ce sont ces réalisations et une photo prise lors de ma sortie vélo qui constitueront mes bonheurs d'été #11 (car le reste n'a pas pu être pris en photo !).

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26 août 2019

Bonheur d'été #10

Un week-end sans enfant puisque tous en colonie de vacances signifiait liberté pour nous du choix de la destination. Le beau temps était annoncé, nous avons donc prévu de faire du vélo.
Le retour sur Paris s'annonçant difficile pour cause de journée rouge pour les retours, nous avons opté pour l'Est pas trop loin : la région de Troyes. A quelques heures de chez nous, nous pouvion partir le samedi matin pas trop tard et ne réserver qu'une nuit d'hôtel. L'idéal !

La journée du samedi, avec un parcours prévu par Monsieur, nous a emmenés dans les vignobles de la Champagne de Troyes, sur les côteaux de la Seine, petite rivière à cet endroit. Le parcours me faisait un peu peur avec pas mal de dénivelé positif, mais finalement, les pentes restant abordables, elles sont passées sans problème. Les Maisons de Champagne se sont succédées dans les petits villages qui jouaient "villes mortes" et étaient tous déserts, la plupart des maisons étant fermées. Avant-dernier week-end d'août...

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La soirée nous a permis de visiter le centre historique de Troyes, très joli avec ses vieilles maisons à colombages et ses restaurants traditionnels. Une belle découverte ! Un conseil si vous voulez manger en terrasse dans un bon restaurant, arrivez vers 19H15, après, tout est complet et il faudra attendre le deuxième service. Les Troyens mangent tôt ! Pour nous, c'était parfait car nous avions très faim, n'ayant pas pu nous arrêter dans les villages déserts.

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Enfin, le dimanche, mon parcours (bien plus plat !) nous a fait visiter la forêt d'Orient et son grand lac, préservant la Seine (et Paris) des crues. Le tour des trois lacs se fait facilement, et si l'aller a des passages moyennement sympas sur la route, le retour sur la longue piste cyclable est très agréable. La baignade est la meilleure sur la plage longée au départ. Les autres zones sont boueuses et peu avenantes (notre essai s'est soldé par un échec mémorable, les pieds dans la gadoue).

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Ce fut donc un week-end en amoureux très sympathique qui nous a fait découvrir une région peu éloignée de Paris et très agréable sous le soleil de cette fin de vacances. On y retournera avec les enfants, c'est sûr ! Mes bonheurs d'été #10 seront donc bien le week-end complet !

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28 juillet 2019

Bonheur d'été #6

Notre première semaine de vacances a été rythmée par les stages d'escalade et les activités des enfants. Nous en avons profité pour faire du vélo que l'on a vite converti en VTT pour pouvoir aller au delà des sentiers battus (et surtout des routes). Il y a aussi eu le Tour de France, que nous sommes allés voir passer en haut du Lautaret. Il y a aussi eu d'autres activités, des promenades (plus que des randonnées), une via ferrata, des restaurants et des apéros.

Pour mon bonheur d'été #6, j'ai choisi de vous montrer quelques extraits du passage du Tour de France. Mon petit volcan était vraiment au taquet et criait "vas-y Thibaut" - "vas-y Julian" dans son Tshirt jaune, sa casquette à pois Leclerc vissée sur la tête ! Il faut dire que la montée au Col du Lautaret à vélo et au milieu de la file ininterrompue des supporters et des camping-cars restera dans les annales [aucun enfant n'a été traumatisé durant cet épisode, il avait un vélo électrique lui... / pas moi].

Photos...

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18 juin 2019

Rejouissances de printemps #13

Le printemps touche à sa fin et ce week-end était celui de la fête des pères. Pour faire plaisir à leur père, ici, les enfants ont accepté de la suivre dans une grande balade à vélo dans la plaine de France. Les coquelicots étaient en fleurs, nous avons pu repérer différentes cultures au milieu des champs dans lesquels nous sommes passés sur des chemins agricoles, mais ce qui a permi de faire les plus belles photos a été ce champ de lin en fleurs, au moment où le ciel s'était chargé de nuages. Ce champ et ces photos seront donc mes réjouissances de printemps #13, les dernières de cette année !

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14 avril 2019

Mon mini Paris Roubaix

Jusqu’au dernier moment, j’ai hésité à m’inscrire. Le temps était incertain, à la limite entre une perturbation et le beau temps. Cela valait-il vraiment la peine de tenter le diable et d’aller risquer de se casser la figure (ou autre chose) sur les pavés glissants et mouillés de Roubaix en laissant les enfants seuls faire la grasse matinée à l’hôtel ?

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Et puis quatre jours avant le challenge, j'ai décidé de ne pas me dégonfler et d'aller tester ces pavés mythiques sur le mini parcours. 10 km de pavés pour 70 km au total, ça me paraissait jouable et même plutôt raisonnable. Un bon moyen de débuter sur les pavés dans le Paris Roubaix Challenge sans se mettre trop de pression, sans prendre trop de risque ni trop se fatiguer car j'avais aussi une longue liste d'autre choses à découvrir lors de ce week-end familial dans le Nord et notamment la Villa Cavrois et le musée de la Piscine !

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Le jour J, tout était prêt - vélo, grâce aux bons soins de mon mari, et fille bien couverte (car le temps s'était enfin stabilisé à "dégagé et froid, avec du vent de face sur les sections pavées") - dès 7:00. Le dossard est vite récupéré et épinglé au dos et au vélo. Cela permet d’avoir un aperçu sur le nouveau vélodrome et son bois rutilant. Les départs groupés sont organisés toutes les 10 minutes. Il y a peu de monde et pas un point d’eau pour remplir la gourde. Incroyable. Idem, pas un seul café avant le départ. Il est encore trop tôt. Tant pis, je sais que le seul ravito est à mi-parcours, avant d’attaquer les pavés. 38 km, ça devrait être faisable de tenir jusque-là... autant partir dès que possible alors. Du coup, dès 7:40, c’est parti, tout comme une quarantaine d’autres cyclistes, ce qui est peu puisqu'au final, plus de 6000 personnes se sont élancées sur ce Paris Roubaix Challenge en quelques heures sur l'un des trois parcours proposés : le court (70 km - 10 km de pavés), le long (140 km - 40 km de pavés) qui partent du vélodrome et y retournent dans une boucle plus ou moins longue et le complet (170 km) qui prend tous les secteurs pavés mais part du Sud, de Busigny où les cyclistes et leur vélo sont déposés en car.

Rapidement, le peloton se scinde en 3 groupes de vitesse. Il y a les fous furieux qui filent le plus vite possible, les rigolos en fat bike (oui oui) ou à la cool qui prennent leur temps et les intermédiaires dont je fais partie, qui maintiennent du 28-30 km/h et roulent en groupe sympathique en prévenant des dangers car les routes ne sont pas fermées et nous traversons des zones habitées. Les cerisiers sont juste en fleurs, c’est beau. Et ça met un peu de gaité et de légèreté dans les villages alors que nous nous éloignons de Roubaix. L'architecture y est bien du Nord, industrielle, avec des maisons de briques rouges alignées au bord de la route.

En 45 minutes, nous sommes sur le point de divergence des circuits boucles. Le 70 km, le mini, part à droite, le long, continue encore vers le Sud. Il ne faut pas le louper ce virage, surtout que le groupe des "partis tôt" est majoritairement sur le long parcours. Devant moi, un gars hésite... et se prend le trottoir !

Tirée par mon mari, qui a eu la gentillesse de me servir de pare-vent durant cette virée, je file désormais au milieu des champs, sur de petites routes, toujours à 28-30 (au-delà, je demande grâce en quelques minutes). Les odeurs d'épandage et de campagne sont prégnantes. Tout est bien vert, sauf le colza jaune. Ca ne me dépayse pas des sorties du dimanche en Seine et Marne !

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Enfin, après avoir serpenté sur cette transversale Est Ouest et doublé quelques rares cyclistes, dont certains sur du matériel de compétition (un Pinarello Dogma K10 avec suspension arrière, ça vous parle ?), le ravitaillement est en vue ! La pause s'impose. Je peux remplir ma gourde mais il n'y a toujours pas de café, dommage. Heureusement, les gaufres de Liège, ça remplace allègrement le petit déjeuner ! Et les bénévoles de l'association des Amis du Moulin de Vertain discutent avec les cyclistes en diverses langues en cherchant à se réchauffer. Demain, lors du vrai Paris-Roubaix, ils remettront cela et tiendront un stand pour gagner quelques fonds pour leur association qui entretient le vieux moulin. Il ne faut pourtant pas s'attarder trop longtemps, les secteurs pavés, et le premier, celui du fameux moulin attendent.

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Pour un baptême des pavés, ce secteur du Moulin de Vertain est idéal. Il est court (500 m seulement), poussiéreux et sacrément défoncé. Les pavés semblent être posés avec malice, aucun n'est aligné et certains ressortent de plusieurs centimètres. Ma première réflexion est que ça secoue vraiment, mais vraiment beaucoup. Il n'y a pas d'inattention possible, il faut veiller à la trajectoire, éviter les plus grosses marches, et surtout rester souple, sans crisper. On entre en résonnance avec le chemin qui semble vouloir vous envoyer balader au plus vite. Il ne faut pas lâcher prise et garder la sortie en ligne de mire tout en pédalant avec du braquet. Elle arrive assez vite, l'arche de sortie, et heureusement ! J'ai vraiment trouvé que ce secteur était le plus terrible du lot, peut-être parce que c'était le premier, mais peut-être aussi car il m'a semblé que c'était vraiment le plus irrégulier. Dès le bitume retrouvé avec soulagement, je me suis immédiatement dit que 10 km comme cela, ça allait largement me suffire ! C'était peut-être même déjà trop.

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Un bout de route d'un kilomètre pour reprendre des forces et on attaque le second secteur. Sur le petit parcours, seuls les 8 derniers secteurs sont au programme. Ces chemins pavés au milieu des champs datent du XIXème siècle, époque à laquelle les chemins de terre de cette région active et dense en villages sont enfin pavés pour permettre aux chariots puis aux premières automobiles de parcourir la zone en toute saison sans s'embourber. Leur état est variable et ils sont plus ou moins longs, c'est ce qui est pris en compte dans la difficulté des étoiles.

  • 8 - Templeuve Moulin de Vertain  0.5 km **
  • 7 - Cysoing à Bourghelles 1.3 km ***
  • 6 - Bourghelles à Wannehain 1.1 km ***
  • 5 - Camphin en Pévèle 1.8 km ****
  • 4 - Carrefour de l'Arbre 2.1 km *****
  • 3 - Gruson 1.1 km **
  • 2 - Willems à Hem 1.4 km *** 

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Au deuxième secteur, c'est plus facile. Il faut dire que comme nous sommes à l'avant course, puisque partis avec ceux qui font le long parcours pour le petit uniquement, et que nous sommes quasiment seuls, il n'y a pas à slalomer ou se faufiler, on peut choisir sa trajectoire, optimiser les secousses, rouler sur le bord du chemin quand on le peut, avant de revenir sur le haut du pavé quand les bordures sont trop piégées. Il faut juste éviter les piétons qui se promènent et les camping-caristes en goguette. Je craignais les bousculades, les cyclistes pressés et en fait, il n'y a vraiment aucun souci. Il s'agit juste d'avancer à son rythme. Prudemment mais sûrement. La moyenne en prend un coup, évidemment, surtout qu'il y a aussi des pauses photos, histoire d'immortaliser ces moments ! Mais petit à petit, on grignote les kilomètres et le but approche. Le secteur du Carrefour de l'Arbre est chronométré, on appuie un peu plus histoire de rigoler. Au classement, cela donnera un temps complétement intermédiaire, dans l'exact milieu du groupe des 70 km, comme quoi, certains sont encore plus dilettantes que moi et ont dû faire une sieste au milieu du secteur (ou changer leur chambre à air) ! Après le secteur de Bourghelles, nous reprenons un bout de la route initiale et nous croisons de nombreux cyclistes qui ne font que commencer leur parcours. Ils termineront dans l'après-midi.

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Sur le dernier secteur, je reste au milieu des pavés : c'est la fin, il faut en profiter un peu quand même ! Il reste 10 km, comme l'annonce le panneau, on est sur la route, on a retrouvé les paysages urbanisés. Il faudra même passer sous l'autoroute par une allée piétonnière en épingles, ça casse le rythme. Heureusement que je ne suis pas là pour faire un temps, contrairement au cycliste qui arbore les couleurs de l'Algérie et qui cherche à me doubler sur le faux plat montant à l'entrée de Roubaix. Il ne prend pas le temps d'apprécier les cerisiers en fleurs qui bordent la route et grille les feux. Il est parti dans le même groupe, je l'avais déjà repéré et nous arriverons avec quelques secondes de différence seulement. Comme quoi, rien ne sert de courir...

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Sur la grande avenue du vélodrome, il y a beaucoup de voitures et de feux. Il faut rester prudent encore un peu avant de rentrer enfin dans l'enceinte protégée du vélodrome et sur la piste. Piste qui est très relevée et qui si on ne l'aborde pas à 40 km/h semble très très casse-figure. Je songe à la zone d'appui faible de mes pneus vu l'angle que j'ai à vitesse moyenne et prie pour ne pas tomber, sur les derniers 100 m, ce serait bien ridicule ! J'appuie, histoire d'avancer et alors que mon mari me double en jubilant sur les derniers mètres, je franchis la ligne d'arrivée !

Yes, je peux récupérer ma médaille de finisher, je l'ai bien méritée, même si ce n'était que le mini Roubaix ! Cela n'a pas été l'Enfer du tout, au contraire, cela a même été une découverte plaisante mais chut, il ne faut pas le dire trop fort !

Alors que mon ami l'Algérien se fait interviewer à l'arrivée, je pars explorer les douches mythiques. Elles sont dans leur jus, tout comme le bâtiment qui les contient. Mais cela fera de jolis souvenirs !

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72 km, 3 heures au total, pauses comprises. Un peu plus de 24 km/h de moyenne avec un trajet urbain non fermé aux voitures, des zones plus roulantes et des secteurs pavés avec du vent de face qui font tomber la moyenne en dessous de 20, cela est certes de la balade, mais une balade agréable, qui permet de se rendre compte de la difficulté de rouler à vive allure sur des chemins pavés qui ont envie de vous éjecter. J'ai apprécié qu'il y ait peu de monde sur le parcours, et je recommande de se lever tôt pour en profiter sans être dans le gros de la masse même si on a moins les encouragements des badauds. Il faisait beau et froid, un temps qui me semble parfait pour ce circuit. Pas de chute, pas de crevaison, pas d'ampoule. Je suis restée prudente et j'ai passé un bon moment. Bien sûr,  je remercie chaleureusement mon mari de m'avoir tenu compagnie et prise en photos !

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A la question, est ce que l'année prochaine, je me réinscrirai sur un parcours plus ambitieux maintenant que je sais ce que c'est ? Je ne sais que répondre. Cela n'est pas certain. C'est quelque chose à faire, oui, au moins une fois, pour "se rendre compte", pour tester, mais de là à resigner tout de suite pour une séance plus longue de panier à salade, je ne suis pas sûre d'être suffisamment masochiste pour cela...

On verra !

Pour la petite histoire, les créateurs de la course, deux filateurs roubaisiens, Vienne et Perez qui avaient financé la construction du vélodrome et voulaient en faire la publicité avec une course qui arriverait dans cet édifice flambant neuf l’ont proposée en tant qu’entraînement au Bordeaux-Paris et comme étant un « jeu d’enfants ». Mais Victor Breyer, qui a fait le premier repérage de la course à vélo a conclu que ce projet était « diabolique » et dangereux pour les coureurs. Comme quoi, chacun a son interprétation personnelle de ces quelques kilomètres à parcourir à vélo mais il ne faut faire confiance à personne et juger par soi-même !

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Réjouissances de printemps #4

Le week-end a été très riche avec une virée dans le Nord en famille à l’occasion du Parix-Roubaix Challenge et d’un premier Mini Paris-Roubaix pour moi. Je ne sais donc que choisir pour le représenter avec ses réjouissances de printemps #4...

Peut-être un résumé en images marquantes ?

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Il y aura donc les pavés évidemment, le vélo devant des briques rouges, les douches mythique du vélodrome de Roubaix, la Villa Cavrois vraiment superbe, le musée de la Piscine et son architecture intéressante, et enfin, le beffroi de Lille et la mine Delloye dont la visite est très instructive... Comme vous pouvez le voir, mes réjouissances de printemps #4 sont placées sous le signe des jolies découvertes

Et chez vous ?

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31 mars 2019

Réjouissances de printemps #2

Le week-end fut fa-ti-gant avec des anniversaires à fêter en famille, des répétitions de flûte à pas d’heure (surtout avec le changement d’heure justement), des oraux du brevet à préparer et ce, malgré un temps plutôt clément. Je voulais en profiter pour prendre un peu l'air alors j’ai entraîné mon petit dernier dans une balade à vélo lors de laquelle j’ai sorti l’appareil photo pour immortaliser le printemps. Ces photos (et la promenade) des bords de Marne seront donc mes réjouissances de printemps #2.

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Et vous, comment avez-vous profité de ce deuxième week-end printanier ?

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24 mars 2019

Réjouissances de printemps #1

Un premier week-end printanier avec un besoin de repos pour tout le monde. Le temps fut gris et n'invitait pas trop aux sorties. Nous avons donc avancé nos lectures, les bricolages. Les courageux sont aussi allés faire le Rallye cyclo du Perce-Neige et un long parcours au milieu des villages de Seine et Marne.

Ce que je vais donc retenir pour mes réjouissances de printemps #1, c'est que  les arrêts "ravito" (ravitaillement) étaient positionnés près d'une église à chaque fois.

Nous avons appuyé les vélos sur le mur de la première et j'ai pu photographier la seconde avec l'arbre fleuri qui se trouvait devant.

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Et vous, quelles sont vos premières réjouissances printanières ?

Posté par Yokoflo à 22:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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