The Yokoblog : Les chinoiseries d'une scientific, girly, working mother...

Les petits tout et les petits riens de Yoko...

23 octobre 2015

Swap Cluedo d'Halloween

Comme l'an dernier, il fallait écrire une énigme à résoudre grâce au contenu du colis du swap. Cette année, l'énigme est moins alambiquée et sans doute plus simple à résoudre...

Vous voulez essayer ?

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Swap Cluedo par Yoko©

Ouvrir le paquet numéro 1 pour se mettre dans l’ambiance ! 

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Quand Melle Rose, Mme Leblanc, Mme le professeur Violet, la veuve du Colonel Moutarde, et Mme Pervenche reçurent une invitation pour le goûter Créathé très prisé de Mme Lenoir, elles furent, chacune de leur côté, très surprises car elles ne s’attendaient pas à ce que Mme Lenoir s’intéresse à elles en particulier. C’était en effet de petites créatrices, utilisant leur temps libre pour réaliser de petits bijoux fantaisie d’inspiration japonaise en utilisant des techniques ancestrales comme le kumihimo, l’origami ou le kirigami, bijoux qu’elles vendaient sur Etsy. Cela leur permettait tout juste de racheter leurs fournitures sans perte. Les participantes à ces goûters Créathé étaient en général des célébrités et on était plutôt habitué à y retrouver Adeline Klam ou Fifi Mandirac… Le rendez-vous était fixé à 16H30 le vendredi d’Halloween et il était demandé d’emporter son matériel avec soi. Flattées d’avoir été choisies, pas une ne déclina l’invitation.

A l’arrivée, thé parfumé, biscuits appétissants, musique d’ambiance les attendaient. Olive,  la fille de Mme Lenoir était aussi là et aidait la maîtresse de maison à mettre ses convives à l’aise. La table du salon en bois ancien avait été protégée. Chacune, Olive y compris, s’assit à la place qui était indiquée par de jolies étiquettes. Mme Lenoir baissa la musique, remercia chacune personnellement et commença a expliquer pourquoi ce goûter Créathé était un peu spécial : « Mesdames, mesdemoiselles, vous vous demandez certainement pourquoi je vous ai invitées, vous, aujourd’hui, alors que jusqu’à présent, mes goûters étaient plutôt réservés à des créatrices de renom que vous n’êtes pas encore. Sachez que j’ai visité vos petites boutiques Etsy et que j’y ai vu de très belles choses, vous avez du talent ! L’une d’entre vous, cependant, est une voleuse : j’ai retrouvé dans sa boutique la copie exacte d’une de mes créations, dont l’idée originale et brevetée avait été vendue à un grand bijoutier qui voulait la reproduire en or et diamant et qui a bien entendu annulé le contrat quand il a su que des copies circulaient déjà. J’ai perdu beaucoup d’argent dans cette histoire. Quand la voleuse s’est aperçu que l’objet copié suscitait l’attention, elle l’a retiré rapidement de la boutique dont je n’avais malheureusement pas retenu le nom. Cependant, vos cinq boutiques étaient encore en mémoire dans l’historique de ma navigation, je sais donc que c’est l’une d’entre vous qui m’a spoliée. Je vous ai donc rassemblées aujourd’hui pour faire toute la lumière sur cette affaire. Je vais vous demander de réaliser un bijou. En vous observant créer, en étudiant votre comportement, je pense que j’arriverai à découvrir laquelle d’entre vous a volé mon idée. Je la livrerai ensuite à la police pour qu’elle réponde de son plagiat et me verse des dommages et intérêts».

Les convives se taisaient, abasourdies de comprendre comment et pourquoi elles avaient été choisies pour ce Créathé. Certaines sirotaient leur thé, d’autres ordonnaient soigneusement leurs affaires sur la table, toutes cherchaient à se donner une contenance. Le petit goûter sympathique tournait au cauchemar. Les pensées allaient bon train. La tension était palpable ! La coupable se demandait ce qui risquait de la trahir, les autres angoissaient à l’idée de se transformer en faux coupable et de se retrouver par erreur accusée de ce plagiat et interrogée par la police.

 « Vous allez donc avoir trente minutes pour réaliser une parure d’Halloween avec le matériel que vous avez apporté. Ce ne sera pas très long, mais devrait suffire. Olive restera avec vous, je vous observerai à distance.» Chacune avait devant elle son matériel : pinces, breloques, fils, papier, colle, verni. Ce qui était intéressant c’est que la personnalité de chacune était clairement perceptible rien qu’en détaillant ce qui s’étalait devant elle. On remarquait que Melle Rose aimait les fleurs, tout ou presque de sont matériel était fleuri ! Mme Pervenche, elle, avait surtout des tons bleus et devait apprécier cette couleur. Même sa pince coupante était assortie ! Mme Violet, le professeur, avait une règle, des craies et du papier millimétré dans son matériel qui traduisait son métier principal. Mme Moutarde voyait la vie plutôt en noir après son veuvage. Les affaires de Mme Leblanc étaient déclinées en couleurs très pâles, proches du blanc.  Même Olive avait devant elle des motifs provençaux dont certains jaunes avec des olives vertes dessinés dessus ! Mme Lenoir posa au centre de la table, visible de toutes, un gros compte à rebours fixé à 30 et, sans plus attendre, appuya sur le bouton marquant le début du décompte. Les six femmes se mirent au travail : certaines commencèrent à dessiner ce qui leur venait à l’esprit, d’autres étaient visiblement en panique et cherchaient l’inspiration, d’autres enfin attaquèrent directement leur création, les mains tremblantes et moites… Mme Lenoir quitta alors le salon en les laissant seules avec Olive.

Les créatrices jetaient des coups d’œil au grand miroir au-dessus de la cheminée et à la caméra de surveillance qui clignotait en rouge, près de la fenêtre, convaincues que c’était par là que Mme Lenoir les observait sans être vue. Très vite, Mme Leblanc dût s’absenter et aller aux toilettes, elle avait bu trop de thé ! Melle Rose la suivit, elle voulait observer de plus près la pièce qui devait se trouver derrière le miroir. Les deux femmes revinrent et le travail continua en silence. Mme Violet, par un geste trop brusque de ses mains qui tremblaient, renversa sa tasse de thé sur la table et demanda la direction de la cuisine pour aller y chercher une éponge pour réparer ses dégâts. Olive lui indiqua le chemin et alla par la même occasion chercher une paire de ciseaux qu’elle avait dans sa chambre et dont elle avait besoin. Le temps passait, les bijoux étaient presque finis, les femmes se jetaient des regards furtifs, la tension montait. Soudain, Mme Pervenche se leva brusquement et quitta la pièce en claquant la porte comme pour se désolidariser de cette ambiance trop lourde et respirer un peu. Mme Moutarde, qui avait fini sa parure, prit un cookie et partit essayer de la réconforter. Toutes deux revinrent, Mme Pervenche semblant calmée. Les trente minutes étaient écoulées. Le compte à rebours sonna, une sonnerie stridente qui vrillait les tympans. Une sonnerie que personne n’arrêta et que toutes supportèrent jusqu’à ce que la minute se termine et mette fin à leur supplice. Personne n’osait plus se lever. Tout le monde se regardait, s’observait, se jugeait. Après ce qui sembla une éternité, Olive se leva enfin en disant, « je vais chercher ma mère, je ne comprends pas ce qu’elle fabrique». Peu après, on entendit un grand cri. « Mon Dieu, non, Maman ! ».

Toutes accoururent et découvrirent Mme Lenoir, visiblement morte, allongée par terre.

Ouvrir le paquet numéro 2 pour découvrir la pièce où se trouve Mme Lenoir*.

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*Sans le livre sous la main, ce sera un peu compliqué de retrouver la pièce. Un indice de taille

 

Près de Mme Lenoir, on ramassa quelques indices couverts d’empreintes digitales que dans sa précipitation, l’assassin avait laissé échapper. Il fut donc facile à la police d’arrêter la coupable ! Le témoignage des autres convives était accablant et expliqua l’origine de ce crime odieux : la coupable n’avait pas les moyens de répondre de son vol en dédommageant la victime et dans un moment de folie, s’était persuadée que s’en débarrasser réglerait son problème ! Quel égarement !

Ouvrir le paquet numéro 3 pour découvrir qui est l’assassin grâce aux indices récoltés.

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L’arme du crime fut plus difficile à trouver. Elle se fondait complètement avec le décor et ce n’est qu’après l’autopsie que la police put enfin mettre la main dessus, quand on sut exactement comment Mme Lenoir était morte.

Ouvrir le paquet numéro 4 pour découvrir l’arme du crime.

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Alors, cette énigme est-elle résolue ? Est-ce clair ? Dans quelle pièce a été tuée Mme Lenoir ? Par qui ? Comment ?

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 Avez vous besoin que je lève le voile sur la solution ou elle est trop simple ?

 

Posté par Yokoflo à 15:39 - Bric-à-Brac - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    Fan de l'arme du crime !

    Oh, je suis fan de l'arme du crime !
    Comment as-tu fait ça ? Tu as cousu et enfilé le câble électrique dedans ???
    Très chouette !!!

    Posté par ZigZag, 23 octobre 2015 à 17:05
    • Exactement : j'ai cousu le biais très près du bord pour en faire un tube puis j'ai enfilé le câble électrique que j'ai raccordé à la prise et la douille ...

      Posté par Yokoflo, 23 octobre 2015 à 17:21

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